Chronique

Quand la lumière se reflète sur l’eau, elle signe l’unité du vivre ensemble

Décembre 2025

En ce mois de décembre, les fêtes des lumières illuminent nos traditions et le cœur de nos âmes à travers le monde.

Ce dimanche 14 décembre 2025 n’était déjà pas prévu comme un simple dernier jour du week-end sur nos agendas. Il était connu de toutes et tous qu’Hanouka préparait sa plus belle robe lumineuse. C’est pour ça, que très tôt le matin je me suis à écrire un message pour présenter mes vœux les meilleurs à mes lecteur·ices et ami·es de confessions juives. Une intention simple, tournée vers la lumière et le partage.

Puis l’actualité est venue heurter de plein fouet cet élan. Une information brutale, rappelant combien la violence continue de traverser le monde et de fragiliser nos tentatives de vivre-ensemble.

J’ai alors hésité. Fallait-il maintenir ces mots de lumière quand l’obscurité semblait une fois de plus prendre le dessus ?

Hanouka, la fête juive des lumières raconte la persistance d’une flamme, quand tout semblait devoir s’éteindre. C’est la fête de la clarté malgré la pénurie, la résistance face à l’effacement.

Ailleurs dans le monde, d’autres lumières s’allument aussi dans les mêmes périodes, selon d’autres traditions. En Scandinavie, le 13 décembre, Sainte-Lucie se célèbre par des processions lumineuses pour éclairer l’hiver, repousser la nuit, dans le maintien d’un lien. En Iran, et dans plusieurs régions d’Asie centrale, la nuit de Yalda marque le solstice d’hiver et le retour progressif de la lumière.

Et chaque année à la même date, l’Île de Sainte-Lucie dans la Caraïbe, célèbre sa fête nationale. Non comme une fête religieuse, mais comme un moment civique et culturel, souvent accompagné d’illuminations et de symboles de renouveau.

Ces traditions ne racontent pas toutes la même histoire, et n’appartiennent pas aux mêmes croyances, ni aux mêmes territoires. Mais elles partagent un geste commun, honorer la lumière quand les jours sont courts, quand l’incertitude est forte, quand le monde trébuche.

Peut-être est-ce précisément dans ces moments là que ces fêtes prennent tout leur sens. Non pour nier la violence du réel, mais pour refuser qu’elle ait le dernier mot.

Alors, malgré tout, ou peut-être à cause de tout, je souhaite un bon Hanouka à celles et ceux qui la célèbrent. Je pense aussi à toutes ces lumières qui, en décembre, s’allument à travers le monde, religieuses ou non, intimes ou collectives, comme des points de résistance face à l’obscurité.

Que les jours à venir nous offrent des moments de calme, des éclats de lumière et la sérénité qui nous fait tant de bien.

Allez ! Gardons l’espoir de faire circuler et mêler nos lumières.

Article et crédit photo (prise sur le bord de marne) par Marie-Michaël Manquat/katjopine éko